Leopold Frankfurter

Le 7 décembre 1938, juste après la Nuit de Cristal, les autorités belges autorisent la venue en Belgique de 250 enfants Juifs allemands. L’un d’entre eux, Leopold Frankfurter, âgé de seize ans, retrouve à Bruxelles sa mère, émigrée avant lui. Le 10 mai 1940, il est arrêté comme suspect par les autorités belges, livré aux autorités françaises et interné successivement à Saint-Cyprien et à Gurs. A partir d’août 1941, Leopold Frankfurter, incorporé à un Groupement de Travailleurs Étrangers, est envoyé au travail forcé, notamment à Le Barcarès et à Montpellier. 

Le 26 août 1942, Leopold Frankfurter (19) quitte le camp de rassemblement de Drancy pour Auschwitz-Birkenau à bord du transport 24. A Cosel, il est tiré du train et assigné au travail forcé. Ayant survécu à plusieurs camps de travail, il entame début 1945 une marche à la mort entre Gleiwitz, un camp secondaire d’Auschwitz, et Theresienstadt, où il meurt dans la cellule 51 de la Petite Forteresse, la prison de la Gestapo. 

Informations sur la publication

VAN GOETHEM, Herman, en Patricia RAMET, red. Drancy-Auschwitz 1942-1944: Joden uit België, gedeporteerd via Frankrijk = Juifs de Belgique, déportés via la France = Jews from Belgium, deported via France. Brussel: ASP, 2015.

Dernière mise à jour le 22/12/2025

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