Ludwig Assenheimer

En avril 1936, Ludwig Assenheimer quitte Brême pour la Belgique afin de fréquenter l’internat Nid d’Aiglons à Kalmthout. Ses parents émigrent un an plus tard, après quoi la famille se retrouve réunie à Anvers début 1937. Ludwig, le fils aîné, est apprenti dans le secteur textile. Le 10 mai 1940, les Assenheimer tentent de fuir la violence de la guerre. Ludwig, arrêté à Furnes par les autorités belges, est livré aux autorités françaises et interné au Vigeant. Il séjourne ensuite à Saint-Cyprien et à Gurs, avant d’être incarcéré au camp des Milles en mai 1941. Au printemps 1942, Ludwig Assenheimer est incorporé au Groupement de Travailleurs Etrangers de Saint-Cyr-sur-Mer. Il profite de l’occasion pour s’évader et se cache à Marseille. 

Alors qu’il tente de franchir clandestinement la frontière franco-suisse, le 16 septembre 1942, Ludwig Assenheimer (22) est intercepté et transféré à Rivesaltes. Il y écrit à sa famille une lettre d’adieu qui  finira par atteindre la Suisse: “quitté Rivesaltes à une destination inconnue. […] Mes adieux!” Il est déporté le 25 septembre 1942, via Drancy, à bord du transport 37. Débarqué du train à Cosel, avec d’autres hommes aptes au travail, il est mis au travail forcé dans un moulin à papier au camp d’Ottmuth, puis à Blechhammer. Ayant survécu à la marche de la mort vers Gross-Rosen, il est libéré à Buchenwald début février 1945. Il est rapatrié en mai et retrouve sa famille. 

Sources

VAN GOETHEM, Herman, en Patricia RAMET, red. Drancy-Auschwitz 1942-1944: Joden uit België, gedeporteerd via Frankrijk = Juifs de Belgique, déportés via la France = Jews from Belgium, deported via France. Brussel: ASP, 2015.

Dernière mise à jour le 19/08/2026

Feedback