Le 21 novembre 1938, Eduard Schneider, employé de commerce roumain, demande l’asile à la Belgique. Après la Nuit de Cristal (9-10 novembre 1938), il ne se sent plus en sécurité à Vienne, sa ville natale. Eduard Schneider est interné dans le camp de réfugiés de Merksplas, où il est arrêté par les autorités belges le 10 mai 1940. Livré aux autorités françaises, il est interné à Angoulême. Fin juillet 1940, il réussit à s’évader et se réfugie à Paris.
Au printemps 1942, dans le village de Dole, Eduard Schneider (31) est capturé en tentant de franchir clandestinement la frontière entre la France occupée et la France libre. Incarcéré au Fort d’Hauteville, il est transféré au camp de transit de Beaune-la-Rolande fin mai 1942, puis expédié à Auschwitz-Birkenau, à bord du transport 5, le 28 juin 1942. A l’arrivée, il est admis au camp de travail avec les autres hommes de ce train. Le numéro 43499 est tatoué sur son bras. On perd ensuite toute trace d’Eduard Schneider, qui ne survit pas à la déportation.