Leopold Goldwurm

Fin décembre 1942, trois Juifs s’évadent du camp de travail de Peiskretscham, un camp secondaire d’Auschwitz : Leopold Goldwurm, électricien polonais, Viliam Herskovic, photographe tchécoslovaque, et Aron Giwertz, mécanicien automobile russe. Cette année-là, tous trois ont fui séparément Anvers pour la France, où ils ont été arrêtés et internés à Drancy. Aron Giwertz (36) a quitté ce camp de rassemblement le 26 août 1942 à bord du transport 24, et Leopold Goldwurm (25) et Viliam Herskovic (28) le 14 septembre 1942 avec le transport 32. A Cosel, tous trois doivent descendre du train pour être mis au travail à Peiskretscham.

Après leur évasion de Peiskretscham, Leopold Goldwurm, Viliam Herskovic et Aron Giwertz voyagent clandestinement par le train de Breslau à Cologne. A partir de mars 1943, ils se cachent à l’ancienne adresse anversoise d’Aron Giwertz. Leur témoignage sur la vie dans les camps de concentration d’Europe de l’Est est publié en juin 1943 dans Unzer Kampf, un journal carolorégien illégal en yiddish. L’existence d’Auschwitz est ainsi révélée une première fois dans la presse de la Résistance.  

Une fois leur témoignage publié, Leopold Goldwurm et Viliam Herskovic entrent dans la clandestinité avec l’aide du Comité de défense des Juifs. Ils ne seront pas repris. Aron Giwertz, par contre, est à nouveau arrêté à Bruxelles le 5 octobre 1943 et déporté à Auschwitz-Birkenau, via la caserne Dossin, à bord du transport XXIII. A l’arrivée, il est choisi pour le travail forcé et le numéro 172322 lui est tatoué sur le bras. Aron Giwertz survit à la déportation. En 1945, il retrouve son épouse non juive, Margaretha Diedrichs, internée à Ravensbrück. Il meurt en 1956.

Informations sur la publication

VAN GOETHEM, Herman, en Patricia RAMET, red. Drancy-Auschwitz 1942-1944: Joden uit België, gedeporteerd via Frankrijk = Juifs de Belgique, déportés via la France = Jews from Belgium, deported via France. Brussel: ASP, 2015.

Dernière mise à jour le 08/01/2026

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